Il ne se passe pas un jour sans que le jeu de massacre contre nos droits n'empire. Exemple de quelques récentes salves contre le droit du travail...

Suppression de la durée légale du travail

Rien de nouveau sous le soleil, mais Laurence Parisot, la pédégère du MEDEF, a rappelé il y a quelques jours que l'organisation patronale demandait la suppression de la durée légale du travail (source : agences de presse institutionnelles). Un coup d'oeil à Wikipédia peut être utile pour rappeler que l'inscription de la durée de travail dans la loi est le fruit de dizaines d'années de lutte, qu'avant 1892 par exemple les femmes et les mineurs de plus de 16 ans pouvaient travailler plus de 11h par jour, 7 jours sur 7. Le MEDEF souhaite donc le retour aux conditions de travail du XIX° siècle, ce sont vraiment de grands progressistes !

Suppression des tribunaux prud'hommaux

Le gouvernement veut supprimer près du quart (63 sur 271) des conseil de prud'hommes. C'est devant ces tribunaux que se règlent de nombreux conflits entre travailleurs et patrons. Cette suppression va avoir les mêmes conséquences que la fermeture des autres types de juridictions dans le cadre du ménage dans la carte judiciaire: rendre la justice de plus en plus difficilement accessible. Aujourd'hui déjà, compte-tenu de l'engorgement des tribunaux, il faut de la motivation pour traîner son patron devant les prud'hommes, la procédure prenant souvent des années. Avec la suppression de près du quart des tribunaux, la situation ne peux qu'empirer. Les prud'hommes ne sont certes qu'un pis aller, mais dans la situation actuelle, on ne peut guère se réjouir de leur disparition. (source : médias bourgeois)

Poursuite de la casse du code du travail

Rappelons par ailleurs que dans le cadre de la re-codification du code du travail, la quasi-totalité de la jurisprudence en matière de droit du travail est caduque. En effet, le code du travail est en train d'être entièrement ré-écrit. La partie législative du nouveau code est en application depuis le 1er octobre. Or tous les articles de cette partie ont été refondus. Ce qui signifie que toutes les jurisprudences qui s'appuyaient sur l'ancienne rédaction du code sont périmées. Gérard Filoche, dans une tribune de Libé (Massacre du code du travail dans le silence général), revient sur cette recodification et en annonce les prochaines étapes. Sur le même sujet, Richard Abauzit, un ancien inspecteur du travail, a écrit plusieurs (longs) textes, ici et .